Pourquoi utiliser la réalité dans mon cabinet à Paris ?

Parce que la réalité virtuelle en 3 D, est un précieux outil permettant au patient de s’immerger en toute sécurité dans un univers réaliste, sans les dangers de ce que nous nommons en sophrologie (l’ici et le maintenant). C’est une précaution d’intérêt pour l’appareil psychique. Tout doucement, il possible d’aller vers certaines peurs, de s’immerger dans un espace sécurisant étape après étape. Par ce biais, l’aide est adapté par niveau ce qui permet le dépassement de ces angoisses afin de retrouver l’indépendance. Ainsi la confiance en soi est optimisée. De fait, il est possible d’être dans son corps dans l’ici et le maintenant.

Qu’est-ce que c’est l’ici et le maintenant ?

C’est être conscient dans son corps et son esprit à l’instant T. Nous sommes chez nous, au travail, dans les transports, en vacances, dans l’agitation, au calme, mais au présent dans ces divers contextes. Cet état permet d’être conscient de ce qui nous entoure et d’interagir avec notre environnement sans le moindre effort. Dans cette situation nous sommes attentifs pour traverser la rue, absorbé pour les tâches quotidiennes, et ce du levé au couché. Nous sommes présents dans chacune de ces phases. Il se crée un échange d’informations avec ce qui nous entoure. C’est une vigilance optimale, qui s’est construite et affinée depuis le plus jeune âge. C’est de cette manière que nous interagissons avec l’extérieur, entendons et nous adaptons sans le moindre effort. Ces réflexes sont positifs ou stressants, en fonction des sensations, du parcours, et des expériences que nous y associons.

Cette construction s’est faite avec des éléments que nous pouvons maitriser et d’autres qui nous échappent. Ceux qui nous occupent engendrent des peurs. Le plus juste est de les fuir pour minimiser le contact avec elles. C’est un mécanisme d’évitement. Nous « évitons » instinctivement telle ou telle situation, sachant qu’elle engendrera un stress d’amplitude variable. L’important est qu’il y a la conscience de ne pas être en mesure de l’affronter. Notre corps va somatiser lors des épisodes anxieux, enclenchant sur le long terme une fragilisation psychique et physique.

C’est dans ces périodes sensibles que s’installe des automatismes à visés d’apaisements. Suivant l’intensité et la fréquence de ses périodes, ils (les automatismes) vont être construits comme une réponse à l’angoisse. Celui-ci a pour but de soulager la pression qu’engendre la souffrance. Cet instantané contournera celle-ci « temporairement » avant qu’elle ne se représente.

Pourquoi utiliser la 3 D dans l’arrêt du tabac ?

Lorsque l’on souhaite une aide pour arrêter de fumer, il est important de comprendre « pourquoi » et de « se comprendre ». Pour le fumeur, le tabac est vécu comme un mécanisme de plaisir qui peut s’accoler au besoin de relâcher une pression instantanément. En éprouvant ce sentiment, il tout à fait normal qu’il veuille stopper un stress rapidement, l’anesthésier en quelque sorte. Il crée une multiplication de ces

moments en fonction de la fréquence de sa mise en rapport à l’élément anxiogène. C’est une perception agréable qui est perçu comme un antidote aux tensions. Peu à peu l’esprit va définir la cigarette à une récompense pour « l’évitement » et pérenniser ce « mécanisme recours ».

arréter de fumer

Le tabac est-il seulement une réponse face à un stress ?

Non pas toujours. Le tabac est aussi sociabilisant. En effet, les codes sociétaux n’ont fait qu’évoluer depuis des décennies (Marques vestimentaires, Nouveaux outils de communications etc). Ceux qui ne participent pas ou sont en retrait ont beaucoup de difficultés à s’intégrer au groupe. Ils ont souvent perçu comme atypique, voulant par leur différenciation, marquer leur différences. Le groupe et son l’interaction va agir comme un amplificateur, un déclencheur. Depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publique et plus récemment dans les restaurants, café, night-club et tous autres lieux publics et festifs, les habitudes se sont déplacées vers l’extérieur (Aménagement de table dans la rue pour le cafetier, terrasse chauffée en hiver, déplacement du bureau vers la rue pour fumer etc). Les gens parlent, échangent accompagné d’une cigarette. L’effet sociabilisant est inscrit en chacun, puisque l’homme est par nature est grégaire. C’est dans ses espaces qu’il s’identifie.

Enfin, le tabac est souvent l’invité d’occasions festives. Prendre une cigarette entre amis comme boire un verre, s’est inscrit comme un incontournable. C’est un moment d’échanges. La cigarette est devenu au fil du temps un compagnon banalisé et néanmoins dangereux pour le corps sur le long terme.

Pourquoi le tabac peut-il être permettre de supprimer une angoisse ? »

Parce qu’il agit comme le suppresseur d’angoisse. Fumer devient un réflexe, une soupape autant se faire que peux pour dévier un moment stressant. Comme toute addiction, le tabac provoque avec le temps une réelle augmentation des consommations que l’on couple à des récompenses (Je me sens mieux maintenant que j’ai fumé, je me sens plus calme.). Son danger est un enjeu de santé publique. Mais comment va-t-on travailler à aider le fumeur ?

Il est d’abord important de poser des questions concernant le moment ou le recourt au tabac devient une obligation.

Comment j’aborde cette phase durant ma séance ?

Il y a trois questions à poser. Quand, où, Comment afin d’énumérer les différentes causes possibles conduisant à fumer. Elles résument ce qui précède.

1) Y a-t-il des facteurs externes, des lieux plus propices qui incitent à fumer ?

2) Peut-on les associer ?

3) Existent-ils des causes internes ? (Angoisses, tension personnelles, professionnelles, difficultés d’endormissement etc)

4) Quand je suis face à un conflit, suis-je enclin à fumer ?

5) Lors d’un repas, d’une fête, d’un état agréable et que tout le monde fume, suis-je incité à fumer « comme tout le monde ? »

6) Le tabac dans ces moments répond-il à ce besoin ?

Ces questions ont pour but de comprendre les contextes.

Mais il y a aussi d’autres vécus plus complexes qui peuvent inciter à vouloir fumer. Les tensions personnelles, relationnelles, le stress complexe et considérée comme difficilement gérables.

Doit-on culpabiliser un fumeur ?

Non bien sûr, Il me parait pertinent de définir l’addiction. « L’aide de la substance calmera une tension, en permettant à la souffrance psychique de s’anesthésier. En neuroscience, un lien est établi entre les parties du cerveau touché par un choc et l’addiction dans une même zone. Les traumas et l’addiction sont à envisager ensemble car ils s’aggravent lorsqu’ils sont identifiés clairement. » Citation tirée de mon mémoire de fin d’étude (4 décembre 2013).

Ne serait-il pas plus rassurant de parler d’une relation d’aide ? Il est important de comprendre son besoin d’analyser le contexte dans lequel le fumeur est sensible. Il est courant de dire, « Allez demain j’arrête, une dernière ce n’est pas bien grave » il est courant d’entendre l’entourage dire : « Arrêter de fumer ce n’est rien qu’une question de volonté ».

Cette réaction est culpabilisante pour qui la reçoit. De plus, elle est incompatible avec les faits. Ces personnes, pour la plupart, n’ont jamais fumée ou très occasionnellement. Elles ne sont pas concernées par le travail pour arrêter, puisque leurs corps n’ont pas eu le temps d’assimiler la nicotine en créant la dépendance physique. C’est une relation d’aide déculpabilisant qui permettra de comprendre et les étapes réalisées et calibrera de nouveaux objectifs.

Néanmoins, il est important de comprendre le contexte émotionnel qui pousse à allumer la cigarette débouchant sur un apaisement. Celui-ci passe par le corps, le réapprentissage du temps que l’on s’accorde. Il faut définir un contexte avec le patient, l’aider à remplacer des instants stressant par des moments de calme qui vont l’aider à se retrouver (respiration, élaboration du schéma corporelle, relaxation dynamique). Mais avant d’arriver à cette étape, il doit trouver les facteurs de contextes stressants. L’outil de la réalité virtuelle l’aidera à découvrir des endroits qui le sensibilisent plus que d’autres. C’est aussi pour cela que je favorise les moments d’ouvertures par la parole.

Grâce à la réalité virtuelle, le patient va être mis dans des situations qu’il peut reconnaître, située, et donc comprendre dans quel contexte il est plus fragile. De fait, il peut apprendre à éloigner ces situations. Le patient ne doit pas être dépendant du thérapeute. Il y a dans cette approche à visée existentielle, une réelle volonté d’aider le fumeur à retrouver l’indépendance.

Dans le prochain article à paraître sur mon blog je parlerais de la 3 D et des phobies.